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| Molineuf...
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: site produit et réalisé par la Mairie de Molineuf |
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Notre
village est situé sur les bords d'une petite rivière qui
s'appelle la Cisse, celle-ci serpente du plateau céréalier
de la Beauce jusqu'aux coteaux couverts de vignobles qui dominent la Loire
aux portes de la Touraine. Nous
savons que la Vallée de la Cisse a été habitée
depuis les temps préhistoriques, et que très tôt,
les moulins ont ponctué son cours. La meunerie jadis y était
florissante, d'ailleurs nous lui devons le nom que porte aujourd'hui notre
village.
Alors ! A quoi pouvaient bien servir tous ces moulins qui jalonnaient le parcours de notre rivière ? Et bien ils travaillaient, pour les producteurs de blé de la petite Beauce, que traverse le cours supérieur de notre rivière. Le temps passe et nous voici au début du 16ème siècle. Là commence pour le Val de Loire une période faste, et il se trouve que notre village va être au cur du grand mouvement intellectuel et artistique qu'est la Renaissance. Et ceci, nous le devons à un homme de goût qui était à la fois secrétaire et trésorier du roi de France, son nom : Florimond Robertet. Il achète la " ruyne " de Bury pour 4000 écus d'or, et fait construire, en une dizaine d'années (autour de 1515), le premier château Renaissance du Val de Loire. Son fils Claude, quant à lui, après des discussions juridiques assez subtiles, rachète en 1563, à l'abbé commendataire de Tiron, un certain Charles de Ronsard, son prieuré dont la chapelle avait été réparée en 1547. Voici donc le domaine reconstitué comme avant 1121, (de ce prieuré, qui se trouvait en limite du hameau de Molineuf, subsistent deux bâtiments modernisés, situés de part et d'autre de la route de Chambon, à la sortie du bourg). Les années passent, un siècle même, nous sommes maintenant au début du 17ème, et voici que meurt, criblé de dettes, le dernier Robertet. Encore quelques dizaines d'années et le beau château de Bury, définitivement laissé à l'abandon, redevient une ruine que l'on pille pour embellir Onzain ou quelqu'autre manoir. Dans
le même temps, la vie et la prospérité de la région
auront été profondément perturbées. D'abord
par les guerres de religion, puis par le départ du roi et de la
cour abandonnant le Val de Loire pour Paris. Ce sera ensuite la Fronde,
durant laquelle de nouvelles hordes de pillards traverseront nos campagnes.
Il faudra attendre le retour de l'ordre pour pouvoir, à nouveau,
cultiver la vigne sans craindre de voir piller la récolte. A
la veille de la Révolution à St Secondin les Vignes, les
seigneurs ont disparu, le clergé rural n'est pas très brillant,
mais les vignerons ! Oui les vignerons eux vivent une grande époque,
rendez-vous compte : en 1775, ils ne sont pas moins de 50. Dans le courant du 19ème siècle, l'amélioration rapide du réseau routier entraîne un bouleversement dans les modes de circulation. On voit de moins en moins les gens de Molineuf aller à Blois à pied. L'usage de la voiture à cheval se généralise si bien qu'à la fin du siècle, des diligences " voitures publiques " assurent la liaison entre Blois et Herbault (via Molineuf), plusieurs fois par jour. Il
faut dire que des travaux de voirie avaient été entrepris
pour réaliser une route reliant Blois à Angers en passant
par Château Renault. La municipalité de St Secondin avait
fait tous ses efforts afin que la portion Blois-Herbault passe par Molineuf
et, elle avait réussit. Ainsi le hameau de Molineuf l'emportait
définitivement sur son rival de toujours : le hameau de Bury. Autre élément important dans l'évolution des populations : l'instruction publique. Suivant les idées de la Convention et le travail entrepris sous l'Empire, une ordonnance royale de 1833 rappelle aux communes leurs obligations en matière d'école. La municipalité de St Secondin ne se presse pas de régler la question d'autant qu'une " institutrice autorisée " fait déjà, depuis onze ans, la classe aux jeunes personnes des deux sexes. La question du local sera très longue à régler, il fut même envisagé l'achat du presbytère de St Secondin, enfin, après plusieurs projets, l'achat du terrain et la construction du bâtiment qui existe encore, furent réalisés entre 1863 et 1865. Notre village fut aussi marqué par les grandes guerres. D'abord
la guerre de 1870-1871, durant laquelle il subit le passage, l'occupation
et le pillage des troupes prussiennes d'octobre 1870 à l'Armistice
en février 1871. Et
pour finir la guerre de 1939-1945, avec 7 nouveaux noms au monument aux
morts. De nombreux prisonniers vécurent et travaillèrent
pendant 5 ans en Allemagne. La
véritable révolution, pour bien des villages comme Molineuf
et St Secondin les Vignes, fut la Révolution industrielle. On vit
alors la prospérité diminuer, la concurrence des vins du
midi, la modification des comportements " la modernisation ".
Les vignes les unes après les autres ont quitté tous les
coteaux environnants. Les Closeries de jadis sont dorénavant des
maisons habitées à l'année ou des résidences
secondaires. Les descendants des vignerons vont travailler à la
ville, comme les nouveaux habitants qui ont fait construire.
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